Publié par : paysdesmasques | mercredi, 24 novembre 2010

Gaz de schiste: qui partira avec la caisse?

Qu’on s’inquiète non sans raison, du moins jusqu’à preuve du contraire, des possibles dégâts au biotope qui découleraient de l’exploitation du gaz de schiste, je veux bien. Mais devant une campagne médiatique frôlant parfois l’hystérie — toute cette meute de jeunes intoxiqués par le discours écolo brandissant, aux assemblées de l’industrie et du BAPE, des pancartes genre Bonhomme Sept Heures pour faire peur au monde, alors qu’aucune apocalypse n’a eu lieu là où on exploite la ressource— là, je ne marche plus.
Ce mouvement de foule carabiné évacue du débat l’enjeu tout aussi capital de la propriété et de l’exploitation de cette richesse nationale pour le bénéfice réel des Québécois. Jouissant de l’appui inconditionnel d’une presse gagnée d’avance à leurs idées, et comptant sur le laisser-faire économique d’un gouvernement nullement fâché de les voir occuper toute la place, les écolos ont réussi à faire dérailler « l’autre débat ». Qui exploitera le gaz : nous ou les autres ? Qui profitera de la manne : nous ou les autres ?
Que la ministre Nathalie Normandeau, notre belle diva de la Gaspésie qui se prend pour René Lévesque ( ce qui reste à voir, puisqu’elle écarte d’emblée la nationalisation du gaz, contrairement à Lévesque qui a étatisé l’hydro-électricité, en 1962, dans l’intérêt de tous les Québécois ), avalise sans sourciller les permis d’exploitation accordés aux poids lourds étrangers de l’industrie contre une redevance astronomique de… dix cennes l’hectare par année, alors que la Colombie-Britannique exige mille fois plus ! cela me paraît aussi préoccupant que d’éventuels dommages à la biomasse.
La question se pose : le gouvernement Charest est-il en train de brader le gaz de schiste pour un plat de lentilles, comme Duplessis, jadis, bazardait nos mines de fer et d’amiante pour des peanuts ? Alors que, selon La Presse, le Québec n’a retiré qu’un maigre 3,5 millions de la vente des permis d’exploration, la Colombie-Britannique a déjà encaissé plus de 3,6 milliards. Nos « colonisés » de la politique et de la finance qui se contentent de peu courent toujours les rues. « Nous sommes de triples cons ! » s’est écrié un spécialiste du domaine. Retourne-t-on aux années 50-60 où le seul apport des Québécois francophones à l’industrie minière était de descendre dans le « trou » de la mine, alors que la propriété, les cadres, l’outillage et l’expertise venaient d’ailleurs ? Pire encore : les redevances versées alors par les minières à Québec étaient les plus basses du Canada, comme aujourd’hui encore.
Regardons les faits : de la vingtaine de compagnies connues détenant des permis, trois seulement sont québécoises. Pour trouver la boîte postale des autres, il faut aller en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, en Suisse, en Italie, en Australie et aux Émirats arabes unis. Encore une fois, l’apport principal des Québécois à la mise en valeur du gaz de schiste se réduira-t-il à creuser des « trous » ? Quoiqu’on en dise, rien ne change vraiment au pays du Québec.
Ce fut justement pour faire cesser l’humiliation nationale qu’en 1965, sous le gouvernement libéral de Jean Lesage, un René Lévesque convaincu que « la richesse extraite de notre sous-sol est la propriété de la population » a mis sur pied la Société québécoise d’exploration minière (SOQUEM) qui haussa considérablement les redevances et atténua peu à peu le sentiment d’aliénation des francophones envers une industrie très florissante, oui, mais surtout pour les autres.
Aujourd’hui, alors que les voraces du privé s’apprêtent à dépecer le sous-sol de la province, on peut se demander où est passée SOQUIP, la Société québécoise d’initiative pétrolière créée, en 1969, par le gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand, pour jouer le rôle de locomotive dans le développement des hydrocarbures, comme Hydro dans l’électricité. Cette même SOQUIP à qui le gouvernement de René Lévesque confia, après 1976, la tâche de créer un secteur témoin pétrolier pour exploiter la richesse qui dormait sous le limon et les eaux. SOQUIP où es-tu donc ? Que fais-tu ? On ne t’entend pas, on ne te voit pas. Existes-tu encore ? Comme une affamée se détournant d’une table bien garnie après avoir jeûné pendant des jours, la société d’État a, semble-t-il, cessé ses explorations, convaincue qu’il n’y avait rien de rien dans les tréfonds des basses terres du Saint-Laurent. Incompétence ou manque de vision ? Hypothèse : SOQUIP n’aurait-elle pas été tout bonnement tassée dans le coin par les libéraux pressés de faire profiter leurs amis du privé de l’or bleu ? Faudrait fouiller pour le savoir.
De son côté, en 2008, comme pour abandonner le terrain tout entier aux compagnies, l’autre société d’État intéressée à l’énergie, Hydro-Québec, a zigouillé purement et simplement son secteur pétrolier et gazier. Une autre « initiative » discutable de son président Thierry Vandal, celui qui ponctionnait le budget d’Hydro, société publique, pour subventionner les écoles privées des enfants de la bourgeoisie.
C’est un rituel dans notre histoire d’être les dindons de la farce. La protestation furibonde qu’il me plairait de voir, c’en serait une qui dénoncerait farouchement la mainmise des étrangers sur cette ressource nationale. Comment rester de glace devant la dépossession qui se prépare sous le battage écologique invitant les Québécois à dire non à la mise en valeur du gaz de schiste ? Comment ne pas être gêné par l’ironie mordante de l’Economist, la prestigieuse revue britannique demeurée pantoise devant l’hystérie collective autour du gaz de schiste ? Il y a en effet matière à s’étonner quand un peuple refuse de développer ses richesses pour améliorer son sort, préférant écouter plutôt le chant des sirènes qui, jadis, perdit Ulysse.
Pierre Godin

Publicités

Responses

  1. Très bon billet, Pierre.
    Concernant la SOQUIP, elle était devenue il y a bien des années une filiale de la SGF. La même SGF qui est disparue récemment, avalée par Investissement Québec. J’ai déjà lu que SOQUIP était devenue une coquille vide. Son plus gros investissement avait été fait dans gaz Métropolitain.
    Au plaisir de te lire encore.

  2. Bonjour,

    Je vous écris de la radio de Radio-Canada, de l’émission de Christiane Charette. Pourriez-vous svp me téléphoner dès que possible au 514-597-6691? Nous traiterons des gaz de schiste demain et j’aimerais vous parler si possible.

    Merci,
    Jerome Lussier
    jerome.lussier@radio-canada.ca

  3. Vous l’avez tout faut, Monsieur Godin
    Tout d’abord, le débat sur les gaz de schiste a été tout d’abord économique. Vous ne vous en souvenez pas? On a évoqué la question des redevances de la Colombie-Britannique. De plus, la plupart des mémoires au Bape ont soulevé la question économique. Le constat : Le prix du gaz n’est pas assez élevé actuellement et la ressource est là pour rester, elle ne pourra que prendre de la valeur. Actuellement, la somme des inconvénients excède la somme des bénéfices, fort probablement.
    Deuxièmement, s’il est vrai que les groupes écologiques se sont manifestés, ce sont surtout des groupes de citoyens qui mènent le bal dans toutes les régions. Et ne me parlez-pas en journaliste de syndrome de pas dans ma cour. Ces citoyens sont très bien informés, ils connaissent tous les enjeux, ils savent de quoi ils parlent. Cela n’a rien d’émotif et suit un mouvement de contestation qui a lieu ailleurs. La ville de Pitsburg a justement décrété l’interdiction du forage sur son territoire, pour toutes les raisons évoqués par les citoyens.
    Un des principaux points d’achoppement de cette exploitation est la loi des mines et je ne crois qu’une nationalisation apporterait de solution dans ce cas. La clause d’expropriation est inique et foncièrement anti-démocratique. Elle doit être abolie pour donner aux citoyens le contrôle de leur territoire. Je ne me ferais pas le porte-voix d’un homme défunt, mais pour un démocrate c’est le principal enjeu de toute cette question.
    Enfin, oui les enjeux écologiques sont primordiaux surtout dans la vallée du St-Laurent qui est le coeur agricole du Québec.
    Il vaut mieux s’informer avant de s’exprimer. Prenez exemple sur les groupes de citoyens qui sont les premiers concernés. Lisez les mémoire du Bape. Vous découvrirez aussi que le portrait que trace les médias de cette lutte n’est pas nécessairement le bon et surtout que ces questions ne sont pas traités avec la profondeur et la détermination souhaitée, surtout de la part des médias dont l’action doit s’appuyer sur la démocratie, qui est sérieusement en jeu ici et la liberté d’expression, rien de moins.

    Claude Paré

    • Bonjour monsieur Paré,
      Si vous avez lu mon billet correctement, vous avez dû réaliser que je ne suis pas contre le fait que les écolos sonnent l’alarme au sujet des possibles « blessures » au biotope que pourrait entraîner la mise en valeur du gaz de schiste. Ce que je dis, c’est que l’emphase médiatique mise sur les impacts environnementaux occulte tout le reste. Notamment : qui va mettre en valeur le gaz et qui en profitera ? Les étrangers ou les entreprises d’ici et la population du Québec ? C’est ça qui me préoccupe, car le laxisme et le laisser-faire du gouvernement Charest dans ce dossier, comme dans tant d’autres, nous ramènent au Québec banana republic des années 50. Les multinationales étrangères pillaient alors nos ressources minières et hydrauliques avec la bénédiction du gouvernement Duplessis. Ce que je déplore, c’est la quasi absence de débat sur la « dépossession » en cours, question aussi capitale à mes yeux que les risques écologiques qui sont de nature technique et aménageables, pourvu que l’on respecte le principe de précaution.
      Le gaz de schiste est une richesse naturelle qui appartient à tous les Québécois et, comme pour l’hydroélectricité, l’État doit s’en mêler et jouer un rôle autre que celui de distribuer à l’aveuglette et selon ses penchants partisans des permis d’exploration ou d’exploitation à une ribambelle de compagnies venant de l’extérieur du Québec. Permettez-moi aussi de mettre un gros bémol sur votre affirmation voulant que le débat actuel a été et est d’abord économique. On ne lit certainement pas les mêmes journaux et on ne regarde pas la même télé. Certes, dans la masse des articles de presse disponibles, et j’ai rassemblé un dossier là-dessus, il y a bien sûr par ci par là des références ou des allusions aux aspects économiques du développement du gaz de schiste. Mais rien, non vraiment rien, d’articulé, de fouillé, d’éclairant ou de suivi. Ni de campagne de presse en faveur de l’appropriation collective de cette richesse, comme celle de l’électricité durant les années 60, qui nous filera sous le nez si on ne se réveille pas. Je vous dirai aussi que la campagne de peur sur les risques possibles, mais non démontrés, liés à l’extraction de cette source d’énergie, me semble dépasser la mesure. Je vais aller plus loin et vous choquer encore plus en vous disant qu’il y a une grosse part d’irrationnel et d’émotivité là-dedans.
      C’est du déjà vu qui me rappelle un article du Monde Diplomatique, journal qui, en passant, n’est ni à droite, ni un porte-crotte du capitalisme mondialisé. Intitulé Superstition écologique, cet article nous rappelait que depuis toujours l’humanité ne saurait se passer de la « peur ». Au Moyen-Âge, les grandes épidémies comme choléra ou la peste entretenaient la panique dans les cantons. Au début du XXe siècle, dans le sillage de la révolution communiste russe, les Occidentaux se sont mis à faire des cauchemars : les hordes « rouges » de Staline allaient sûrement déferler sur les sociétés démocratiques. Après Hiroshima, la « terreur nucléaire » s’empara de la planète bleue durant les années 50-60. Les Soviétiques et les Américains allaient finir par se lancer une bombe atomique sur la tête. Comme il ne se passait rien, et que la peur de la bombe ne faisait plus recette, la « terreur écologique » a pris le relais dans la presse.
      Je vous dis cela, non pas pour écarter du revers de la main la question des impacts environnementaux, certainement pas, mais pour garder la tête froide devant le discours catastrophique à la mode et ne pas succomber à des peurs irrationnelles. De là la nécessité d’une pause — appelez-la comme vous voulez moratoire ou enquête publique — pour y voir plus clair et poser des questions non seulement sur le « comment » développer cette source d’énergie qui nous appartient, mais aussi sur le « par qui » et sur le « pour qui ». Pierre Godin.

  4. Bonjour Monsieur Godin,
    Je suis président de la Chambre de Commerces de St-Georges en Beauce. Je recois André Caillé mardi le 7 décembre 2010 au Georgeville lors de nos midi rencontre. Toute la population est invité. Il y aura aussi une période question à la fin. Je suis à préparer quelques questions. Auriez-vous des suggestions à me faire ?

    Merci !

    Steeve Poulin

  5. Vous voulez parler Économie ?
    Je vous invite a consulter mon mémoire sur les retombées positives et NEGATIVES et les questions économiques a soulever.
    Il me fera plaisir de débatter économie…
    La vraie question est : est-il pertinent économiquement de développer le gaz de schiste !
    http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/Gaz_de_schiste/documents/DM101.pdf
    Cordialement

  6. Monsieur Godin, je serai ravi de vous raconter cette histoire que je connais bien. Nous avons chez Junex travaillé très dur depuis 10 ans pour essayer de vendre le potentiel pétrolier et gazier du Québec et je dois vous avouer que la tâche a été des plus ardues. Remarquez que je regrette parfois la belle époque où personne ne croyait en nos affaires et où nous vivions des jours plutôt tranquilles!!! C’était avant la découverte de l’Utica qui, croyais-je naïvement à l’époque, ferait en sorte que les Québécois nous donneraient une ovation debout devant la perspective de nous affranchir notre dépendance à l’égard de l’Ouest canadien pour nos approvisionnements en gaz naturel et de collecter au passage tout le déplacement de la richesse créée par la production gazière. Je joins à ce courriel le mémoire que nous avons déposé au BAPE et dans lequel nous avons cru bon d’évoquer rapidement nous histoire corporative. Vous n’aimerez sans doute pas le passage où nous soulignons que l’idée de la nationalisation est « farfelue ». Je suis l’auteur de ce mémoire et je vous expliquerai pourquoi je pense ceci. Ça ne veut bien sûr pas dire que l’état n’a pas un rôle à jouer et ça ne veut surtout pas dire que je pense que ce soit une bonne chose qu’on ait sabordé la SOQUIP. Le pétrole et gaz représente 50% de notre consommation énergétique, près de 15 milliards de dollars annuellement si je me souviens bien (chiffre à vérifier). Or nous sommes totalement dépendant à l’égard de ces approvisionnements et il m’apparaît que la moindre des chose serait de nous assurer d’avoir près du gouvernement un organisme ou une société d’état qui assure une veille stratégique à l’égard de ce marché très stratégique pour toutes les nations du monde.

    Voici en quelques lignes l’histoire de SOQUIP. Elle a été créée en 1969 (date à vérifier) dans la foulée de la création de nombreuses sociétés d’état à vocation économique. En 1984, SOQUIP a abandonné l’exploration pétrolière et gazière au Québec en précisant que, pour les Bases-Terres du St-Laurent : « Cette région a été largement explorée. Les insuccès font que les probabilités d’une découverte sont tellement faibles qu’il n’est plus rentable de poursuivre l’exploration pétrolière de la région des Basses-Terres et des Appalaches ». En conséquence de quoi la SOQUIP a rétrocédé tous ses permis d’exploration. C’est la raison pour laquelle personne ne croyait, jusqu’à la découverte d’avril 2008, au potentiel gazier des Basses-Terres. Nous pouvons en témoigner, nous avons passé chez Junex environ 8 ans à tenter de lever du capital et à littéralement faire rire de nous tellement l’idée de trouver du pétrole ou du gaz au Québec était absurde.
    Après 1984 SOQUIP a pris une participation dans une entreprise de l’Ouest, Sundance, dans une aventure qui a mal tournée. Puis elle a acquis une participation importante dans Gaz Métro par l’entremise du holding Noverco. Elle a également développé 2 stockages de gaz naturel au Québec (St-Flavien et Pointe-du-Lac). Tous ces actifs ont été vendus vers la fin des années 90 et SOQUIP est devenue une coquille vide.

    Voici donc les faits historiques:

    La SOQUIP a été créée en 1969 dans le but d’explorer le territoire du Québec. Elle a, selon le livre beige qu’elle a déposé au Gouvernement en 1984, investi la somme totale de 54 M$ dans différents projets d’exploration dans les Basses-Terres du St-Laurent et en Gaspésie.

    En 1984 SOQUIP a abandonné l’exploration pétrolière et gazière au Québec en précisant que, pour les Bases-Terres du St-Laurent, : « Cette région a été largement explorée. Les insuccès font que les probabilités d’une découverte sont tellement faibles qu’il n’est plus rentable de poursuivre l’exploration pétrolière de la région des Basses-Terres et des Appalaches ». En conséquence de quoi la SOQUIP a rétrocédé tous ses permis d’exploration. C’est la raison pour laquelle personne ne croyait, jusqu’à la découverte d’avril 2008, au potentiel gazier des Basses-Terres.
    Junex a été créée en 1999 et a investi depuis autant d’argent que la SOQUIP dans des projets d’exploration (près de 60 M$). Nous avons commencé à prendre des permis au Québec à cette période alors que personne ne s’intéressait à notre territoire. Avant la découverte d’avril 2008, nous avons passé 8 ans à tenter de lever du capital et à littéralement faire rire de nous tellement l’idée de trouver du pétrole ou du gaz au Québec était absurde.
    En 2002, sous l’impulsion d’André Caillé et de Bernard Landry, Hydro-Québec a formé une division Pétrole et gaz dans le but d’explorer le sous-sol québécois, notamment en Gaspésie et dans le golfe. Pour très bien connaître André Caillé, je vous dirais que l’idée de trouver du gaz naturel ou du pétrole au Québec est pour lui un vieux rêve et qu’il espérait ainsi faire d’Hydro-Québec une société énergétique diversifiée et intégrée à la manière StateOil. HQ voulait investir 330M$ dans l’exploration, surtout dans le golfe, mais ces investissements n’ont jamais pu être réalisés……..parce qu’il y a un moratoire depuis 10 ans!!! Comme vous le savez, Corrdior s’apprête à aller forer la structure de Old Harry, sur laquelle HQ avait acheté une option, sur le côté Terre-Neuve. Bref, partage des risques, mais pas des profits en cas de découverte.

    Lors son démantèlement en 2008, au moment où Monsieur Vandal était président (je précise au passage que André Caillé n’était pas un membre de Junex à l’époque), la division exploration d’HQ a vendu ses permis aux compagnies Gastem et Pétrolia. Ces permis ne touchent pas les Shales d’Utica mais plutôt des projets d’exploration en Gaspésie et sur l’île d’Anticosti.
    La division Pétrole et Gaz d’Hydro-Québec n’a jamais détenu aucun permis d’exploration dans les Basses-Terres du St-Laurent où se trouvent les Shales d’Utica. La raison est bien simple : le territoire était déjà sous permis par des entreprises junior d’exploration qui ont occupé la place laissée libre par l’abandon de SOQUIP en 1984. Rétrospectivement, on peut certainement qualifié ce geste d’erreur historique.
    Je précise en terminant que Junex est une très petite PME québécoise qui a tenu le fort de l’exploration gazière et pétrolière pendant 10 ans. Si nous n’avions pas été là, tout le bassin des Shales d’Utica serait aujourd’hui propriété de compagnies de l’extérieur.

    Au plaisir, Dave Pépin, M.B.A.
    Vice president des affaires corporatives
    Junex inc.

    P.S. Je précise au passage que j’ai adoré vos biographies de René Lévesque, l’homme politique que j’admire le plus dans l’histoire du Québec…..


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories