Publié par : paysdesmasques | lundi, 7 février 2011

Gaz de schiste : le mystère du Non québécois enfin éclairci

Trouvez-moi un seul peuple qui, ayant sous ses pieds une mine d’or, refuserait de la mettre en valeur pour améliorer son sort? La prestigieuse revue britannique The Economist en a déniché un : les irréductibles Québécois! Mais loin de s’en scandaliser, ses rédacteurs avancent une explication qui m’a fait comprendre la « vraie nature » de la méfiance québécoise vis-à-vis le gaz de schiste.

Je croyais jusqu’alors que leur opposition, frôlant parfois l’hystérie, découlait du battage médiatique orchestré par les écolos. Ou encore de l’arrogance des compagnies, albertaines pour l’essentiel, qui creusaient des trous partout en se fichant de leur opinion et des conséquences pour le biotope, assurées qu’elles étaient de l’indifférence, pour ne pas dire de la complicité, d’un gouvernement coco qui leur avait cédé les « clés du Royaume » sans encadrer leurs opérations, ni exiger de juteuses redevances comme ailleurs.

Eh bien, non, j’étais à côté de la coche. Si les Québécois sont si « tatillons » devant la perspective d’une exploitation massive de cette richesse naturelle, c’est tout bonnement parce qu’en matière d’énergie, ce sont des enfants gâtés. Ils préfèrent laisser dormir dans les schistes de la vallée du Saint-Laurent le gaz naturel qui, exploité, leur assurerait pourtant une indépendance énergétique pour cent ans à venir. Et pourquoi, je vous le demande? Parce que, répond The Economist dans son édition du 28 janvier 2011, la « green province » dispose de ressources hydroélectriques si fabuleuses qu’elle fournit à ses citoyens une énergie propre, peu coûteuse et si abondante qu’elle en exporte les surplus en Ontario et aux États-Unis. Alors, pourquoi creuser des trous et risquer de polluer en plus l’eau de notre si belle province?

Suivant la logique de la revue, cela voudrait-il dire que si le Québec était privé de son électricité bon marché, ses citoyens ouvriraient les bras aux minières du gaz de schiste, même étrangères? Comme nécessité fait loi, on peut être sûr d’une chose en tout cas : les ténors du « on n’a pas besoin de ça » auraient à se mesurer à une population plus critique vis-à-vis leurs affolants discours.

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