Publié par : paysdesmasques | jeudi, 24 février 2011

Il était une fois la Révolution tranquille (3)

Canayens, Canadiens français ou Québécois ?

Qui sommes-nous ? s’interrogent les Québécois des années 60. Des Canayens, comme on disait jadis par dérision ? Des Canadiens français ? Des Canadiens tout court ? Aiguillonnés par le « Nous sommes des Québécois » de Lévesque d’octobre 1967, ils repensent leur appartenance au Canada dans une société gagnée par la contestation. Une société qui découvre aussi une nouvelle culture politique, celle de la violence ponctuée d’attentats terroristes.
Les pacifistes dénoncent la guerre du Vietnam. Les étudiants occupent au son du rock les campus enfumés de marijuana. Les femmes engagent la bataille des sexes en scandant liberté-égalité. Les bleus du premier ministre Johnson martèlent Égalité ou indépendance, les séparatistes de Pierre Bourgault, Le Québec aux Québécois. Le FLQ fait exploser ses pétards parfois mortels, prémices à octobre 70. Et pour couronner le tout, Charles de Gaulle, soulève un tsunami diplomatique en criant « Vive le Québec libre » du balcon de l’hôtel de ville de Montréal.
Du « Rendez-moi mon butin » de Duplessis aux « Maîtres chez nous » de Lesage en passant par « Égalité ou indépendance » de Johnson et « Option Québec » de Lévesque, la continuité du nationalisme québécois s’affirme en se raidissant. Crescendo revendicateur qui tranche avec les habituelles discussions constitutionnelles utilisées par Duplessis et Lesage pour défendre « les droits du Québec » soi-disant garantis par la constitution de 1867, mais constamment violés par Ottawa, et pour exiger en vain un nouveau partage des pouvoirs qui permettrait au Québec de marquer sa différence et de sauvegarder son identité.
Parallèlement au tintamarre ambiant, l’heure est aussi à la révision et au rapatriement de la constitution canadienne, une « vieille dame » qui croupit à Londres depuis 1867 et qui ne convient plus aux dirigeants québécois. Ceux-ci en revendiquent une nouvelle, plus généreuse en argent et en pouvoirs, au lieu de replâtrer l’ancienne, comme s’en satisferait le Canada anglais. En 1963, tonnant comme un Jupiter, Lesage exige la remise au Québec de 25 % de l’impôt des particuliers, 25 % de l’impôt des sociétés, et 100 % des droits successoraux. Il a faim, ses « révolutions » font d’énormes trous dans les finances de la province.
Deux ans plus tard, Lesage met les doigts dans le pot de confiture en acceptant la formule constitutionnelle Fulton-Favreau qui n’accorde aucun nouveau pouvoir au Québec, si ce n’est le veto demandé sur tout changement fondamental. Lesage crie victoire, oubliant que les autres provinces l’obtiennent aussi, le veto. La lilliputienne Île-du-Prince-Édouard pourra stopper une évolution voulue par le Québec. La formule est vite ravalée à une « camisole de force » par le constitutionnaliste Jacques-Yvan Morin, car elle soumet le désir d’avenir d’avenir des Québécois au bon vouloir des provinces anglaises.
Bizarrement, Lévesque défend la formule. Il a pris du retard sur l’évolution des esprits. Daniel Johnson, lui, est de son temps. En 1965, l’héritier de l’autonomisme provincial cher à Duplessis s’approprie le mot indépendance dans son manifeste électoral. Johnson est le premier chef d’un parti de pouvoir traditionnel à exprimer le refus possible du Canada. Il efface le mot province de son vocabulaire et lui substitue l’expression « État du Québec ». Il pratique même la surenchère par rapport à Lesage. « Je n’ai plus le goût de me battre pour des miettes », dit-il à ses conseillers. Ce n’est plus 25-25-100 % de l’impôt qui doit revenir au Québec, mais 100-100-100 %. Le pactole au grand complet !
Égalité ou indépendance, titre trompeur pour certains, car Johnson, tout en brandissant la séparation comme un épouvantail, revendique un statut particulier pour sa province et une nouvelle constitution canadienne fondée sur l’égalité des « deux nations ». À la conférence d’Ottawa de février 1968, la table est mise pour un duel avec le ministre fédéral de la Justice, Pierre Trudeau, élu trois ans plus tôt pour endiguer la vague séparatisante qui déferle sur la province.
Malade et atterré par la « trudeaumanie » et son corollaire, le retour à la centralisation fédérale, Johnson n’a pas la force de relever le gant face à un Trudeau belliqueux qui ravale le statut particulier à une fraude intellectuelle, le Québec à une province comme les autres qui doit cesser de quêter de nouveaux pouvoirs. Il n’y a pas au Canada deux nations, monsieur Johnson, mais une seule : One Canada, one nation. Si les Québécois ne se sentent pas chez eux au Canada, c’est parce qu’on leur nie le droit de parler leur langue. Il suffit d’autoriser le français partout au pays. Le bilinguisme, voilà la solution magique.
Reparti d’Ottawa les mains vides, Johnson s’en va mourir à la Manicouagan, en septembre. Son successeur Jean-Jacques Bertrand se place en partant dans une position de faiblesse vis-à-vis Ottawa en affirmant haut et fort son fédéralisme inconditionnel. On assiste durant son mandat à l’arrêt de l’offensive constitutionnelle engagée par Lesage et Johnson. La « normalisation » commence par le mot d’ordre du nouveau premier ministre : plus de chicane avec Ottawa ! « Baptême ! Trudeau est un Canadien français comme moi, pourquoi on ne s’entendrait pas ? »
Ce cri du cœur de l’honnête, mais candide Bertrand, ne l’empêche pas de frapper le mur, comme Johnson avant lui, lorsqu’il revendique un fédéralisme renouvelé à la satisfaction de Québec et la reconnaissance des deux nations, aux conférences de novembre 1968 et de février 1969. Il sort diminué de sa passe d’armes avec Trudeau. La voix du Québec ne fait plus peur comme du temps où Lesage frappait la table du poing ou que Johnson agitait le spectre séparatiste.
La même ligne vacillante prévaut sous Bourassa qui s’en tient à l’habituel fédéralisme renouvelé et au statut particulier. La critique péquiste ramène sa lutte pour l’identité, au cœur de l’avenir québécois, à une guerre de symboles et de coquilles vides comme la « souveraineté culturelle » et à une loi linguistique si entortillée qu’elle fâche francophones et anglophones à la fois.
En 1971, à la conférence de Victoria, Bourassa donne un accord de principe à « la charte constitutionnelle canadienne » concoctée par Trudeau. Pourtant, le document correspond aux priorités d’Ottawa et du Canada anglais plutôt qu’à celles du Québec. Devant le tollé appréhendé et l’opposition de son ministre Claude Castonguay, partisan de la prépondérance québécoise en matière de sécurité sociale, il retire son accord au grand dam de Trudeau. Ce sera bien la seule fois qu’il lui tiendra tête.
L’élan du Québec vers l’affirmation de ses pouvoirs et la récupération fiscale se brise. Obnubilé par les gains financiers à court terme, Bourassa permet une poussée centralisatrice qui écrase les juridictions provinciales et fragilise l’État québécois. Ottawa se dote de ministères et de commissions de contrôle dans les affaires urbaines, la science, la technologie et les communications. Les invasions se multiplient : revenu garanti pour les personnes âgées, consolidation du régime des allocations familiales, retrait forcé des provinces de la formation de la main-d’oeuvre, érosion du territoire québécois pour créer la capitale fédérale, le futur éléphant blanc Mirabel, et des parcs fédéraux.

Sortons de la maison de fous

Tel est l’état d’esprit qui prévaut à Québec au moment où Lévesque, élu en novembre 1976, amorce la seconde étape de la Révolution tranquille avec au final l’indépendance, qui est à ses yeux sa conclusion logique et nécessaire. L’accélération du nationalisme québécois des années 60 l’a marqué. Ses vendettas ministérielles avec les fédéraux lui ont aussi fait comprendre qu’il était dans la nature du fédéralisme canadien, beau et noble sur papier, de violer la constitution. « Le Canada, répétait-il, est une jungle où rôde un monstre qui grandit démesurément, l’administration fédérale… » Alors qu’il repensait ses appartenances, il jetait à droite et à gauche des petites phrases révélatrices : « Comme Québécois, on est toujours bloqués à Ottawa parce qu’on n’a pas le dernier mot… »
Durant l’été 1967, tout bien pesé, il conclut que le pays est devenu une « maison de fous ». L’avenir se trouve dans la souveraineté. Le Québec ne sera plus une province « comme les autres », mais un État souverain. Il percevra ses impôts, édictera ses lois, parlera en son nom et dans sa langue aux autres nations, mais s’associera économiquement au reste du Canada. La « souveraineté-association », voilà la solution. Un concept rassurant, nouveau en théorie politique, qui amortira le choc de la séparation.
Lévesque a promis de consulter la population avant toute proclamation d’indépendance. Mais il le perd son référendum du 20 mai 1980, ruinant son espoir de « boucler » la Révolution tranquille, qui restera inachevée. Pire encore, il ouvre la voie à Trudeau qui brûle de réécrire la constitution sans tenir compte des exigences québécoises. Profitant de la faiblesse du perdant, Trudeau l’obtient enfin, son Canada Bill, dix ans après l’échec constitutionnel de Victoria. Une victoire sans gloire car Lévesque refuse de parapher la nouvelle constitution négociée et avalisée en son absence par les provinces anglaises et les fédéraux lors de la tristement célèbre « nuit des longs couteaux ».
Une constitution illégitime en l’absence de la signature du Québec. Et imbuvable : pas de nouveau partage des pouvoirs ni de statut particulier ni de veto, mais un droit de retrait sans compensation financière. Le Québec seul devra respecter le bilinguisme au Parlement et dans les tribunaux, non l’Ontario qui abrite pourtant une forte population francophone. Enfin, les anglophones des autres provinces auront accès à l’école québécoise anglaise en violation de la loi 101. S’appuyant sur le soi-disant French Power incarné par Trudeau, le Canada anglais s’est donné en une seule nuit, au nom du droit du plus fort, « sa » constitution que le Québec ne reconnaît toujours pas 30 ans plus tard !

La poudrière linguistique

Petit retour en arrière. Au milieu de la décennie 60, le Québec français se sent soudain menacé. À Montréal, le français décline alors que l’anglicisation massive des immigrants conjuguée à la baisse de la natalité plante une grosse épine dans le pied des révolutionnaires tranquilles. Leur défi : redonner au français la place qui lui revient, la première, et franciser l’immigration sans brimer les droits historiques de la minorité anglophone. Mais comment ? That is the question…
C’est par l’immigration qu’explose la crise linguistique. Neuf immigrés sur dix s’anglicisent. Pour ne pas mourir, le Québec français devrait en intégrer 80 %. Il n’en francise que 11 %. Une boîte de Pandore sur laquelle les libéraux de Lesage restent résolument assis. Hier comme aujourd’hui, ils sont élus par les anglophones et les allophones principalement. Une loi linguistique risquerait d’indisposer leur clientèle. Ce laisser-faire dans un domaine où la province partage pourtant la compétence avec Ottawa est coulé dans le béton électoral.
Pourtant, il y a péril en la demeure. À Montréal, les francophones forment plus de 65 % de la population, mais l’anglais est partout : travail, affichage, restauration, commerce, affaires. Autre signe inquiétant : les francophones ne cessent de diminuer dans la province. En 1951, ils formaient 82,5 % de la population. Quinze ans plus tard, ils ont perdu deux points. Les démographes s’alarment : si on ne francise pas l’immigration, ils ne constitueront plus que 71 % de la population dans une génération.
En 1965, devant cette tragédie, Daniel Johnson dépose une motion pour créer un ministère qui verrait à favoriser une immigration plus francophone que celle d’origine anglophone, allemande, scandinave ou italienne dont Ottawa persiste à inonder la province française depuis la guerre. Une politique discriminatoire à l’égard des migrants francophones : un maigre 3 % seulement a réussi à passer à travers les mailles de la sélection fédérale. La proportion eut sans doute été plus forte si Lesage n’avait pas opposé un refus à Paris qui le pressait d’accueillir au Québec une partie des 300 000 Français d’Algérie en quête d’une nouvelle patrie.
Refusé par Lesage, le ministère de l’Immigration voulu par Johnson, c’est Bertrand qui le crée, en octobre 1968, au moment où il plonge dans une poudrière linguistique. On frôle l’émeute raciale à Saint-Léonard, dans la partie nord de Montréal. Depuis la guerre, une immigration italienne massive téléguidée d’Ottawa a noyé les francophones. Autrefois largement majoritaires, ils ne constituent plus que 53 % de la population.
Au printemps 1968, insatisfaits de l’école publique bilingue ( en réalité, les deux tiers des cours se donnent en anglais, un tiers en français ), les parents italiens réclament l’école anglaise only. Le réveil est brutal. Sous contrôle francophone, la commission scolaire décrète aussitôt qu’à l’automne, toutes les écoles de la ville deviendront françaises only. Depuis, francophones et italophones sont comme chiens et chats.
Pour mettre fin à cette guerre scolaire doublée d’une guerre linguistique, il faudrait une loi affirmant la primauté du français et facilitant la francisation des immigrés. Originaire des townships et champion bien intentionné des droits individuels, Bertrand tient mordicus au libre choix de la langue d’enseignement pour tous, les nouveaux Québécois inclus.
Convaincu que le français progresse depuis la Confédération parce que 40 % de la population de la ville de Québec était anglophone alors qu’elle est maintenant à 96 % francophone, il évacue le drame de la minorisation en cours des francos à Montréal. Dans son comté de Missisquoi, répète-t-il, les francophones autrefois minoritaires ont fini par devenir majoritaires sans loi. En vérité, la francisation s’est réalisée là comme à Québec, faute de combattants, les anglophones ayant émigré ailleurs…
Déposée en octobre 1969 et intitulée Loi pour promouvoir l’enseignement de la langue française, la loi 63 n’assure en rien l’affirmation du français comme langue nationale ni la francisation des Québécois issus de l’immigration qui reposera… sur l’incitation. « La bonne volonté suffira », assure Bertrand. Pour ses détracteurs, cette loi, c’est l’école française pour les francophones et l’école anglaise pour tous les autres Québécois, anglophones et immigrés.
Son obstination passionnée à mettre sur le même pied les anglos qui possèdent des droits scolaires acquis et les immigrés qui n’en ont aucun soulève la tempête. Mutinerie dans son parti, chaos au Parlement et contestation populaire qui transforme la province en champ de bataille. On lui colle sur le dos l’étiquette de « traître ». Son gouvernement survit à peine cinq mois à la loi 63, que Robert Bourassa met en pièces aux élections d’avril 1970. Tourmenté, le « Hamlet » de la légende meurt trois ans plus tard, rongé par la maladie et le doute qui s’est peu à peu emparé de lui.
Bourassa rappelle la loi 63. Son dada, c’est le français langue de travail, mais comment obliger l’entreprise à s’y conformer ? Le doigt entre l’écorce, son électorat anglophone et allophone, et l’arbre, la majorité francophone, il accouche de la deuxième législation linguistique. Déposée en mai 1974, la Loi sur la langue officielle, ou loi 22, fait un pas de géant par rapport à la loi 63. Pour la première fois, une loi proclame le français langue officielle du Québec.
Toutefois, pour ne pas perdre le vote allophone, jugé plus important sans doute que l’affirmation du français, Bourassa s’arrête en chemin. Il croit avec Bertrand que la persuasion suffira à convaincre les enfants d’immigrés de courir à l’école française. Dans ce Québec qui s’attaque à peine à la francisation de l’immigration, il est encore permis de rêver. C’est un cauchemar qui l’attend.
Les tests linguistiques inscrits dans la loi pour mesurer la connaissance de l’anglais des enfants désireux d’aller à l’école anglaise déchirent son électorat. Inacceptables pour les anglophones, car ces tests risquent d’écarter de leurs écoles francophones et allophones. Odieux et discriminatoires pour les derniers, car ils créent deux classes d’immigrés, ceux d’origine anglophone assurés de réussir les tests et les autres. Même répudiation chez les francophones, car la loi ne s’attaque pas avec réalisme à la francisation de l’immigration.
Durant la campagne de novembre 1976, Lévesque promet de rendre le Québec aussi français que l’Ontario est anglais en faisant du français la langue d’usage et en affirmant clairement l’obligation des immigrés d’inscrire leurs enfants à l’école française.
À ses yeux, la loi 22 est une coquille vide malgré son titre ronflant, car elle réaffirme le caractère officiel de l’anglais dans l’administration publique, les textes de loi et les tribunaux. De plus, elle maintient de fait le libre choix de la langue d’enseignement pour tous, car les tests linguistiques engendrent une foule de passe-droit et tricheries. Deux ans après l’adoption de la loi 22, à peine 15 % des demandes d’accès à l’école anglaise par des non-anglophones ont été refusées.
Imposer le français à coups de loi à un peuple qui le parle à plus de 80 % dérange Léveque. Mais il n’a pas le choix : « Quand on se bat à un contre 40 sur ce continent, dit-il, on a le droit de se défendre… » Mitonnée par le docteur Camille Laurin, la Charte de la langue française, ou loi 101, reçoit la sanction en août 1977. Elle va plus loin que Lévesque ne le voudrait, mais jouit d’un large appui chez ses militants, députés, ministres et dans l’opinion. C’est la plus populaire de toutes les lois votées après 1976.
Draconienne, elle proclame l’unilinguisme français, mais sauvegarde l’école publique anglaise, réservée cependant aux enfants dont les parents ont étudié en anglais au Québec. Elle exclut l’anglais du Parlement et des tribunaux, biffant du coup l’article 133 de la constitution canadienne. Disposition que casse naturellement la Cour suprême du Canada, comme Lévesque s’y attendait, en décembre 1979.

Après la langue, la culture

La Révolution tranquille ratisse plus large que la langue seule. La culture y occupe aussi une place de choix. En mars 1961, Lesage sacre Georges-Émile Lapalme ministre du nouveau ministère des Affaires culturelles. Sous sa gouvernance naît l’Office de la langue française et surtout l’amorce de relations directes avec la France qui font sourciller Ottawa jaloux de sa souveraineté internationale.
Sous Johnson, c’est Jean-Noël Tremblay qui prend la barre des Affaires culturelles. En février 1968, ce ministre à la langue bien pendue sort des boules à mites la loi adoptée par Duplessis en 1945 pour « autoriser la création d’un service provincial de la radiodiffusion ». Télévision éducative avant tout, Radio-Québec vise également à contrer l’information « officielle » diffusée à Radio-Canada. Un an plus tôt, Ottawa a imposé à la SRC le mandat de promouvoir « l’unité nationale » à la canadienne. Mission journalistique qui fait dire à Johnson : « C’est là un objectif qui est pas mal proche du fascisme… »
Lévesque, lui, mettra de côté la guérilla pour adopter une batterie de mesures : maisons de la culture, aide aux livres, aux bibliothèques et aux arts plastiques, loi sur le cinéma prévoyant l’exception culturelle, et les fameuses « industries culturelles », concept forgé par le ministre Denis Vaugeois.
À suivre.

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