Publié par : paysdesmasques | jeudi, 29 septembre 2011

Leadershipp NPD/Bloc : «Uncle Jack» parti, le Bloc peut ressusciter

Leadership NPD/Bloc : « Uncle Jack » parti, le Bloc peut ressusciter

C’est drôle comme les candidats à la succession de Gilles Duceppe se bousculent tout à coup au portillon. Après le grand naufrage du printemps dernier qui a incité le chef à rentrer dare-dare sous sa tente, le seul à ambitionner sa succession, Pierre Paquette, a fait volte-face devant l’ampleur de la tâche, rabroué en plus par les moralisateurs du Bloc qui jugeaient improvisée pour ne pas dire indécente sa hâte à se mettre sur les rangs.
Mais depuis que l’oncle Jack s’en est allé plus vite que prévu au paradis néo-démocrate, laissant orphelin le troupeau de ses gentils, mais crédules moutons québécois, la donne politique a changé. Trois candidats briguent maintenant la chefferie bloquiste. Le dernier en lice, l’ex-ministre péquiste Daniel Paillé, avait pourtant juré sur la tête de sa mère qu’il n’irait pas, invitant les plus jeunes à prendre la relève si tant est qu’ils croyaient pouvoir injecter un souffle nouveau dans le grand corps malade qu’était devenu le Bloc.
Pourquoi Paillé a-t-il mangé sa chemise ? L’explication est simple. Il a compris que la mort imprévue de Jack Layton offrait au Bloc la chance inouïe de se refaire une beauté, doutant que le NPD puisse maintenir son emprise sur le Québec sans le sourire du sympathique « Oncle Jack ».
Le tsunami néo-démocrate du printemps n’aurait donc été qu’un feu de paille, comme le vote massif de 2007 en faveur de l’ADQ ( 41 députés ) au provincial ? Les Québécois sont comme ça. Quand ils sont déboussolés et n’y comprennent plus rien, ils votent jovialement contre leurs intérêts qu’ils ont bien du mal à cerner. Droitistes en 2007, gauchistes en 2011. Et pourquoi pas legaultistes en 2012, dernier champion en date du « suivez-moi, je vais nulle part » ?
Et voilà pourquoi, on peut aussi prédire qu’au fédéral, le château de cartes néo-démocrate québécois s’écroulera, dès que le Canada anglais aura repris le contrôle du parti qui lui a échappé, le temps d’une élection. Déjà, les cartes sont en train d’être brassées de façon à élire comme chef, au congrès de février, le candidat de l’Ouest, Brian Topp, et ce faisant à écarter celui du Québec, Thomas Mulcair, que d’aucuns voyaient comme le successeur attitré de Jack Layton.
Le plus cocasse dans toute cette histoire, c’est que dans la fournée hétéroclite des quelque 50 députés néo-démocrates élus au Québec, il s’en trouve, comme Françoise Boivin, députée de Gatineau, pour affirmer qu’il faut sortir le NPD du Québec. Textuel. Dire que ce parti a mis plus de 50 ans avant d’y pénétrer. Et déjà, on veut l’exfiltrer ! Allez donc les comprendre, ces Québécois ? Moi, j’en perds mon latin.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories