Publié par : paysdesmasques | mardi, 28 août 2012

Élections 2012 : le 4 au soir, si la Pauline est élue, ça va rire jaune dans les salles de rédaction de la nation

Élections 2012 : le 4 au soir, si la Pauline est élue, ça va rire jaune dans les salles de rédaction de la nation

 Disons-le tout de go, si Pauline Marois est élue, le soir du 4, mettant en déroute la presse sexiste et fédéraliste qui a programmé son assassinat politique durant la campagne, ça va rire jaune dans les salles de rédaction de la nation. Je croyais avoir vidé cette question d’une campagne anti-Marois orchestrée par une presse sexiste à la botte des libéraux et des caquistes dans mon blogue précédent. Eh bien, non ! Depuis, deux cas de matraquage journalistique au détriment de Marois  m’ont frappé.

Reportons-nous à Radio-Canada, samedi soir dernier, le 25. La lectrice de nouvelles Pascale Nadeau croit lancer une bombe. Elle affirme en manchette sans aucune nuance : « Coup dur pour la campagne péquiste ! » Je suis là, haletant, à me demander ce que la pestiférée Marois a encore fait pour justifier un jugement aussi catégorique.

Le « coup dur », qui va sûrement déboîter la campagne du PQ, c’est quoi au juste ? L’amer et frustré Jacques Parizeau qui, à chaque campagne électorale aime rappeler au bon peuple qu’il n’a pas encore rendu l’âme, fait annoncer par sa femme, la non moins amère et frustrée Lisette Lapointe, qu’il appuie le factieux d’Option nationale, Jean-Martin Aussant. Grosse nouvelle, hein ? Tout un « coup dur » pour la Pauline ! Vu que le parti d’Aussant fait 2% dans les sondages et que ce n’est pas le vote de Parizeau qui changera la donne ! Ce qui n’allait pas empêcher Anne-Marie Dussault, de RDI, de ramener l’incident à la surface trois jours plus tard, à son  émission du lundi, 27 septembre, même si l’affaire sentait déjà le moisi.

Mais pour revenir  au « coup dur » de Pascale Nadeau, la grosse nouvelle, ce soir-là, c’est le sondage de Léger Marketing, publié dans Le Journal de Montréal, qui confirme que Pauline Marois a de très fortes chances d’être élue. Qu’elle n’a pas perdu une seule plume durant la « dure dure » semaine qu’elle vient de traverser, malgré les cris d’orfraie de nos lumineux commentateurs qui la voyaient déjà complètement déplumée, prête pour l’abattoir.

Or Pascale Nadeau ne dit pas un traître mot du sondage, parce qu’il vient de la concurrence… Comme l’a écrit un spécialiste des communications de l’Université d’Ottawa, les journalistes actuels sont devenus des mercenaires qui ne vendent plus que leur camelotte, pas celle des autres. Oubliant l’article premier de leur métier qui est de fournir au public toute l’information disponible et importante, même celle qui leur déplaît ou ne vient pas de leur cuisine. Cette régression journalistique fait tache d’huile, autorisant des manquements à l’éthique journalistique. Comme cette manchette de La Presse du lundi, le 27 août : « Québec penche pour la CAQ ». Un titre tendancieux fait pour tromper intentionnellement le lecteur qui, sans trop prêter attention, croit qu’il s’agit de la province alors qu’il ne s’agit que de la ville de Québec, terre adéquiste par excellence convertie au caquisme. Le titre aurait dû se lire comme suit : « La Ville de Québec penche pour la CAQ ».

Mais revenons à Radio-Canada. Le lendemain du « coup dur », toujours à la même antenne, Pascale Nadeau affirme d’entrée de jeu : « Journée difficile pour Pauline Marois… » Le matraquage continue… Certes, quand on est front runner, il faut s’attendre à se faire tabasser, mais quand même… Qu’est-ce que la maladroite a encore fait, que je me suis dit, pour se mériter une fois de plus un jugement aussi négatif et subjectif ? Bien sûr, j’étais à Radio-Canada. Fallait pas m’attendre à ce que la lectrice sussure : « Journée fabuleuse pour Pauline Marois… »

Je ne perdais rien pour attendre. Martine Biron, superstar du reportage orienté, pas  besoin de vous dire dans quel sens ( on était à Radio-Canada ) est venue nous expliquer tant bien que mal dans son style ampoulé de maîtresse d’école d’autrefois que  « M’am Marois » s’était mêlée dans ses pinceaux et avait suggéré aux souverainistes conservateurs de voter pour les libéraux. Il n’en était rien. En réalité, comme la chef du PQ l’a expliqué, elle avait mal compris la question « plantée » par un journaliste pour la prendre en défaut. Elle croyait que le mec parlait des conservateurs fédéraux. Une niaiserie en somme, le genre d’incident mineur qui se multiplie dans une campagne, mais montée en épingle par nos rapporteurs et commentateurs, quand c’est la Pauline qui en est la vedette.

Depuis le début de la campagne, comme une meute de chiens enragés traquant leur proie, nos journaleux guettent ses faux pas, privilégiant en général le superficiel et l’anecdotique plutôt que ses idées et son programme dont ils oublient de parler ou qu’ils mentionnent du bout des lèvres, en fin de reportage. Comme par exemple sa volonté de doter Télé-Québec d’un service d’information pour faire ( enfin ) contrepoids à la propagande fédéraliste de Radio-Canada. Ça aurait dû les intéresser, vu qu’il s’agit d’information. Eh, bien, non !

Pour finir la soirée en beauté, le même soir de la « journée difficile », RDI nous a servi le mémérage de deux BDT ( commentateurs Bons dans toute, comme j’aime dire… ) : Chantale Hébert, du Devoir,   viscéralement anti-péquiste depuis toujours,  et Alex Castonguay, le p’tit nouveau de l’Actualité. Sans surprise, tous les deux ont descendu en flammes la pauvre Pauline qui avait tout raté dans sa campagne et dans sa vie, probablement.

S’il arrive à nos journalistes de parler par accident de ses idées ou de son programme, parce qu’un matin, ils se sont levés du bon pied, c’est pour les retourner contre elle. Comme cette histoire de référendum d’initiative populaire inclus depuis belle lurette dans le programme du PQ. Le RIP, comme dit par dérision la presse, existe pourtant en Colombie-Britannique, en Californie, dans certains pays européens qui ne sont pas encore morts de leur belle mort, soit dit en passant ! Mais nos journaleux n’avaient pas trop l’air de le savoir que ça existait ailleurs, le RIP. Ils semblaient découvrir la chose. Sans doute avaient-ils oublié de lire le programme du PQ ?

En tout cas, ils en ont fait tout un chiard, accordant moins d’importance aux éléments d’information fournis par Marois qu’aux propos démagogiques des Charest et Legault. Ce serait sûrement le chaos, qu’ils couinaient ces deux-là, si jamais la Marois donnait la parole au peuple dans un référendum ! Ce qu’ils ne se risqueraient jamais de faire, eux, vu qu’ils se méfient du peuple et préféreront toujours lui imposer d’en haut leur crois ou meurs.

Dans sa tombe, René Lévesque devait rigoler. Lui qui, en son temps, a eu à vivre avec la même « apocalypse référendaire » annoncée par les Trudeau, Chrétien et Bourassa. Son référendum, il l’a tenu en mai 1980 sans violence ni tohu-bohu. Sans doute, me direz-vous, mais s’il l’avait gagné au lieu de le perdre, que serait-il arrivé ? Peut-être aurions-nous assisté en effet à un chaos, mais il aurait été créé de toutes pièces par les Trudeau et Chrétien. Pour ne pas perdre la face et peu importe les dégâts qu’ils auraient causés à leur province et à son peuple. Des infos n’ont-elles pas laissé entendre, en effet, qu’au référendum très serré de 1995, si le Oui l’avait emporté, Chrétien jonglait avec l’idée de faire intervenir l’armée au Québec, comme Trudeau lors de la crise d’octobre ?

Mon dieu que j’ai hâte au soir du 4 pour écouter le babillage tarabiscoté que nous serviront nos BDT de la presse pour expliquer leur déconvenue. Si les sondages ne mentent pas, naturellement, et si la Pauline se retrouve PM, une première dans l’histoire du Québec. En cas contraire, c’est moi qui babillerai…  Pierre Godin

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Responses

  1. Désolée pour les erreurs de frappe, n’hésitez pas à les corriger, je les ai vues trop tard….

  2. Je vois tout cela d’un cote tres positif. Si les big-medias ne veulent pas de Marois, c’est surment dans notre interet de l’avoir comme premiere ministre.

    Maintenant ce que je n’explique pas, cest pourquoi autour de moi, tout le monde crois que SRC est Pro-PQ, Pro-Separation et TV de Gauche? Serieux, je l’ai entendu pis entendu…. Mais d’ou tiennent-ils ca?

  3. MOI J’AI CONFIANCE EN PAULINE MAROIS, HEUREUSEMENT QUELLE A L’EXPÉRIENDE DE LA GÉRANCE ET LA CONNAISSANCE DES RÈGLES ET PROCÉDURES. j’OSE ESPÉRER QUE LES MEMBRES DES AUTRES PARTIS UTILISERONT LES RÈGLES AVEC RESPECT.


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