Publié par : paysdesmasques | jeudi, 10 octobre 2013

La bataille de la laïcité : « Le danger est dans nos murs…»

 

Par Pierre Godin

 

Petit rappel de la réalité de l’intégrisme musulman à l’oeuvre chez nous, comme partout ailleurs, à l’attention de nos candides et bons apôtres de la supertolérance aveugle : libéraux, journalistes, féministes et nos trois « imams » de la souveraineté, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry.

Sans oublier nos deux « oulémas » des accommodements déraisonnables qui ont descendu en flammes la charte de la laïcité de Pauline Marois. Charles Taylor, l’éminent philosophe spécialiste de Poutine qui a viré su’l top, comme dirait l’autre. Et Gérard Bouchard, frère de Lucien qui, dans ses prises de position, n’hésite pas parfois à tripatouiller les faits. Comme d’affirmer que l’interdiction du voile avait créé en France d’horribles ghettos musulmans. Alors que lesdits ghettos, appelés là-bas d’une façon très franchouillarde « quartiers sensibles », existaient des années et des années avant l’interdiction,  somme toute récente, du foulard islamiste dans l’espace public.

Il ne s’agit pas de semer la panique en ville et dans tous les cantons, non. Tous les immigrés musulmans ne portent pas sur eux une ceinture bourrée d’explosifs, comme les kamikazes d’Al-Quaïda. Et la grande majorité adhèrent aux valeurs de la société démocratique. N’empêche qu’il ne faut pas faire l’autruche, non plus, comme Gérard Bouchard qui va répétant partout que l’extrémisme ou l’intégrisme musulman ne menace pas la société québécoise. Pourtant, nos médias nous ont abreuvés ces dernières années d’incidents, parfois gores, parfois non létaux, heureusement, comme celui impliquant l’imam Foudil Selmoune, de Brossard.

 En novembre 2011, celui-ci souleva une tempête en se mettant en frais de faire la promotion de la charia au cours d’une entrevue à Radio-Canada. « Le danger est dans nos murs », avertit aussitôt un collectif d’auteurs et d’universitaires chapeautés par le sociologue Guy Rocher, ébahis d’entendre le religieux légitimer des pratiques considérées chez nous comme de véritables crimes contre la personne humaine.

Couper la main du voleur n’était pas si barbare que cela en avait l’air ( du moment que ce n’était pas celle de l’imam !!! ). Selon ses propres paroles, « ça servait de leçon aux autres et créait une société où il y avait paix et justice ».  De quoi être troublé, non ? Surtout que cette morale sanglante ne sourdait pas d’un faubourg islamiste crasseux de Kaboul ou du Caire, mais de Brossard, sur la rive sud de Montréal, l’un de nos « ghettos » — ou quartiers sensibles — où se concentrent les immigrants.

 Si, pour l’imam Selmoune, trancher la main du voleur était un acte banal en soi, ce n’était pas l’avis des médecins de l’hôpital de Gao, au Mali islamiste, forcés de soigner les amputés à la pointe du fusil.

 « C’était l’horreur, déclarèrent-ils au reporter du quotidien Le Monde. Une fois, ils nous ont amené cinq suppliciés à qui ils venaient de couper la main ou le pied. Ils souffraient le martyr et criaient de douleur. On a dû recouper, car ils faisaient l’amputation grossièrement et il fallait reconstruire le moignon… »

Et la lapidation des femmes, qu’en pensait notre très humain imam ? Était-ce de nature à lui glacer le sang ? Mais non, mais non, pas si terrible que ça, avait zézayé le religieux, car le but était « de créer une société saine, pure, claire, équilibrée et balancée ».   

Il avait ajouté d’une voix empreinte d’humilité :

« Ce n’est pas nous qui nous donnons ce droit, ce sont les lois de Dieu et on ne peut pas les changer… »

Les lugubres tribunaux ecclésiastiques de la féodalité qui, au nom de Dieu également, faisaient monter sur le bûcher des innocentes ravalées à des « sorcières » n’auraient pas mieux dit.

Petite question impertinente : aux violeurs de femme, est-ce qu’on leur amputait la quéquette ? Sujet si délicat que l’imam l’avait évité pour ne pas avoir à souligner sans doute que sous la charia, le violeur restait trop souvent impuni. En dépit du fait bien documenté que dans le lointain Moyen-Âge, le violeur était toujours puni de mort.

Les sonneurs d’alarme de notre panthéon de la littérature et de l’université réclamaient de Jean Charest, alors premier ministre, qu’il traduise l’imam en justice. Ils écrivirent dans Le Devoir, la feuille qui voulut bien accueillir leur prose :

« Prôner le recours à la torture et la mise à mort sauvage des femmes est moralement inacceptable et criminel d’après nos lois… »

Pour aiguillonner son sens du devoir, ils lui rappelèrent aussi qu’en France, deux imams avaient été condamnés à la prison ou déportés. Le premier avait appelé ses ouailles « à fouetter à mort » les femmes adultères. Le second avait fait l’apologie de l’amputation et de la lapidation, actes intolérables et criminels pour qui vivait dans une société civilisée. 

En Espagne, un imam avait fait preuve, lui, d’une plus grande « originalité » que ses collègues de France et d’ici. Dans son livre La femme et l’islam, il avait enseigné à ses fidèles « comment battre sa femme sans laisser de marques ». Pauvre musulmane! En effet, car chez nous, un autre collectif d’auteurs, musulman celui-là, se porta à la défense de notre imam délictueux, soutenant même qu’il était « un fervent défenseur de la cause des femmes ». Par chance! ricanèrent les ricaneux. 

  « On l’a mal compris, voilà tout, et la faute en est à la télévision qui a misé comme d’habitude sur le sensationalisme, plaidèrent ses défenseurs, dans le même journal. Car loin de préconiser ou de justifier la charia, l’imam a tout simplement voulu informer la population sur ce que représentait cette loi pour les musulmans. » Si c’était le cas, rempilèrent les ricaneux pas convaincus du tout, pourquoi celui-ci s’était-il senti obligé après coup de s’excuser publiquement de son radotage misogyne ?

  Hélas, les appels lancés à Jean Charest par les universitaires et intellos pour qu’il sanctionne l’ouléma délictueux restèrent sur son répondeur. Ni lui ni Kathleen Weil, la ministre de l’Immigration, ne s’indignèrent publiquement de ses propos « sauvages et barbares », pour reprendre l’expression des accusateurs. Comment expliquer ce silence ? Sans doute, chuchotèrent les mauvaises langues, que l’imam devait conseiller en sourdine aux brebis de sa mosquée de toujours voter pour les libéraux…

                                     

 

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